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Comment j'ai obtenu mon titre de Responsable Formation grâce à la VAE (2/2)


VAE

 

 

 

Dans mon précédent article sur la VAE, je vous ai parlé des démarches à effectuer pour sélectionner le référentiel auquel vous allez essayer de répondre.

 

Aujourd’hui, je vous raconte mon expérience, de la rédaction des dossiers à l'oral devant le jury .

 

Vous connaitrez toutes les étapes pour enfin obtenir le sésame :  votre diplôme !

 

 


Le livret de recevabilité


 

Lorsque j’ai sélectionné mon titre de Responsable Formation et Développement des Compétences, j’ai dû compléter le livret de recevabilité.

 

 Ce livret officialise le souhait d’effectuer une VAE et permet aux organismes compétents de vérifier l’éligibilité au dispositif (Nombre d’années d’expérience et en rapport avec le diplôme visé).

 

J’ai trouvé ce premier livret un peu fastidieux à compléter, mais ce n’était rien par rapport à la suite… J’ai ensuite attendu quelques semaines avant d’obtenir la réponse tant attendue, j’étais recevable !

 

J’ai réalisé ma demande CPF hors temps de travail auprès de mon OPCA pour mon accompagnement de 24h à la VAE et j’ai reçu un accord de prise en charge pour la totalité du coût.

 

J’ai donc pu démarrer la préparation de la validation.

 


La préparation du dossier de Validation des Acquis de l’Expérience.


Lorsque j’ai reçu les détails du référentiel et que mon accompagnateur VAE m’a expliqué ce qu’on attendait de moi, je ne vais pas vous le cacher, j’ai légèrement paniqué…

 

Après une première partie où chaque expérience en rapport avec ma certification serait détaillée, je devais démontrer que je possédais toutes les compétences du référentiel de Responsable Formation, en décrivant mes activités et en apportant des preuves issues de mon travail quotidien.

 

 Je ne suis pas du genre à me décourager, j’ai donc décidé de me lancer à corps perdu dans la démarche…

 

Je me suis regardée travailler, j’ai pris de la hauteur sur mes activités. J’ai décortiqué les raisons pour lesquelles je réalisais telle tâche de telle manière. Je me suis appliquée à poser du « vernis » sur mes connaissances en me cultivant sur la formation et ses pratiques. J’ai même pris des cours du soir pour valider une partie du référentiel qui manquait dans mon travail…et j’ai rédigé, rédigé, rédigé…

 

Mes pauses déjeuner, mes soirées et mes week-ends ont été presque exclusivement consacrés à la rédaction du dossier de validation. Ça a duré 9 mois, pendant lesquels j’ai mis ma vie personnelle de côté.

 

Heureusement, j’ai été soutenue. Mon accompagnateur VAE, mon manager, mes collègues, mon équipe, ma famille, mon mari, tous m’ont aidée d’une manière ou d’une autre : relire mon dossier, me prêter d’anciens cours, sortir les enfants pour me laisser travailler…

 

Un conseil : surtout, ne pensez pas que vous y arriverez tout seul, comme toutes les grandes étapes de la vie, celle-ci se réussit avec de l’aide et des encouragements !

 

Fin juin, mon dossier était bouclé : j’ai transmis à mon accompagnateur un dossier rédigé de 170 pages et quasiment autant de preuves.

 

Prochaine étape : l'oral de validation.


L'oral de validation


Pour l’oral, j’avais préparé ma présentation Powerpoint, je m’étais chronométrée à de multiples reprises, j’étais prête.

 

Dans la salle d’attente, mon mari, mon manager et une collègue venus m’encourager.

 

 Ce jour-là, le stress monte, bien plus que pour les autres examens passés dans ma vie…On me juge pour la professionnelle que je suis, pas pour les informations que je vais recracher…Si je me plante, ce sera un réel échec professionnel.

 

On m’appelle, je me lance. La présentation passe en un éclair. L’une des seules questions dont je me souviens : en tant que responsable formation, recommanderiez-vous la VAE à un salarié qui viendrait vous demander conseil ?

 

Pendant une seconde, j’ai sincèrement envie de répondre non…trop de travail, trop de sacrifices…et puis je me dis que j’ai relevé le défi, que je suis fière de moi et que je vais peut-être repartir avec une certification que j’aurais mis au moins 2 ans à obtenir sans la VAE. Alors je réponds oui, en insistant sur le travail à fournir et sur le niveau de motivation nécessaire pour mener à bien la démarche !

 

A la fin de mon oral, on me fait sortir de la salle pour les délibérations, qui sont heureusement assez rapides.

 

Le jury me rappelle et me propose de faire entrer mes soutiens dans la salle. J’accepte et nous entrons tous les 4. Après quelques secondes de suspense, j’apprends que j’ai obtenu mon titre de responsable formation et développement des compétences, et le jury me félicite. Je jette un œil à mes soutiens : mes collègues pleurent en même temps que moi et même mon mari a les yeux qui brillent !

 

Alors, oui, ça a été dur, compliqué, mais sans cette étape, je n’aurai jamais acquis la confiance en moi nécessaire pour la suite de ma carrière, et pour finalement créer mon entreprise dans le secteur de la formation.

 

Mon dernier conseil, si vous êtes très motivé et bien entouré, FONCEZ !!

 


Audrey Méheri, Co-fondatrice et Présidente AE Pro

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Laurence Marchant (Friday, 13 July 2018 07:36)

    Bonjour Audrey
    Les articles sont clairs et très intéressants . Même s'il y a une approche différente de la formation dans le secteur public, le cœur de métier est le même ainsi que les objectifs. Continue à nous régaler de tes articles.